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r oi avec une lettre qui fut signée d’eux tous,et qu’ils firent remettre à M. Euler , afin qu ilpût la signer lui-même , ou y consigner sonrefus motivé. M. Euler garda la lettre et le mé-moire deux jours pleins, et cependant adressaà sa majesté une longue lettre, où, tout en don-nant une courte notice du plan conçu par sesconfrères, il entassait, pour le faire rejeter,toutes les objections qu’il avait pu imaginer.Le roi, plus fin que lui, attendit que le mémoirelui fût parvenu; de sorte qu Euler , n’ayantpas de réponse, fut contraint de rendre enfinle paquet à la commission , qui de suite l’ex-pédia. Le roi vit en cette manière d’agir unesorte de détour qui lui parut un subterfugeou un piège : il était loin d’approuver desprocédés semblables , bien moins admissiblesencore envers un souverain qu’envers toutautre, et convenables ou même délicats vis-à-visde personne : sa lettre à Euler se ressentit del’impression que ces pensées avaient faite surlui : il ne voulut pas à la vérité prendre leton de l’indignation, mais le ton de sarcasmequ’il y substitua n’était guère moins propre àhumilier et à blesser un homme sensible. Cetteréponse si mémorable par ses suites, débutait