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Tome cinquième.
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lô academie royale

en effet par cette phrase : « Quoique je n’aie«pas appris à calculer les courbes, je sais«pourtant, mon cher Euler , que pour mon» académie, dix-sept mille reisdallers valent«mieux que treize. » Il ajoutait qu’il avait ap-prouvé le projet de la commission, d’autantplus que les droits accordés par le souverainà son académie devaient servir à récompenserdes savants, et non à engraisser un vil caissier,qui n’était déjà que trop bien payé sans cela.

Cette lettre mortifia tellement M. Euler , qu’ilne voulut plus rester en Prusse. Il offrit sesservices à Catherine II , qui les accepta, et luifit de très belles conditions, tant pour lui quepour ses fils. Il vendit la maison qu’il avait àBerlin et la campagne qu’il possédait près deCharlottenbourg : ensuite il demanda un congé,que le roi eut beaucoup de peine à lui accorder.Le marquis d’Argens, les amis et surtout lesSuisses , les ministres et même les princes fentre autres le margraff Henri, tous ceux quisemblaient avoir du crédit sur l’esprit de cesavant, employèrent en vain, pour le fléchir ,les caresses , les prières et les remontrances-le roi posa en question s’il n’avait pas le droitde le retenir de force; et, sur ce qu’on lui oh-