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» être même plus d’abondance ; M. d’Alembert»a plus de finesse, de sagacité et d’élégance.«Tous deux sont féconds et profonds au même» degré : il n’est pas possible de préférer l’un à»l’autre, et il faut, comme je le fais, dire de» chacun d’eux qu’il est, sans contredit, le pre-»mier des géomètres vivants. M. de la Grange» est aujourd’hui le second : j’ajoute ici le mot» aujourd’hui, parcequ’il y a tout lieu de s’as-»surer qu’il tardera peu à les atteindre. Le troi-»sième, c’est moi: je ne porte pas celte classi-«fication plus loin, vu que je n’en vois aucun» autre qui mérite detre cité avec nous. »
Un jeune homme, professeur de mathéma-tiques des élèves de l’artillerie, ayant rencontréM. Lambert, voulut aussi résoudre la mêmequestion, et se plaça lui-même au troisièmerang, comme avait fait M. Lambert : celui-ci,à ce mot, s’avance devant lui comme pour luibarrer le chemin, le regarde bien fixement enface, puis éclate de rire et le quitte.
Les ouvrages de M. Lambert ayant enfinconvaincu le roi que, malgré tous les ridi-cules qu’il pouvait avoir, c’était un homme d’unmérite très rare , sa majesté le nomma conseil-ler au grand directoire, dans la partie des bâ-