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académie royale,
CLASSE DE MATHÉMATIQUES.
Frédéric n’ayant pu réussir à retenir Euler ,pria M. d’Àlembert de lui indiquer un savantqui fût digne de le remplacer. « Je ne puis pro-» poser à votre majesté, répondit d’Àlembert,» qu’un seul homme, parceque je n’en connais» qu’un qui soit capable de remplir le vide im-«mense que M. Euler laisse dans votre acadé-»mie. Celui que je vous propose, avec la plus» grande confiance, sire , c’est M. de la Grange,» académicien à Turin . Il est encore bien jeune,» car il n’a pas trente ans ; et néanmoins il est» déjà au moins mon égal dans la haute géo-» métrie : ce langage n’est, de ma part, ni une»vaine modestie, ni un compliment que je«veuille faire à M. de la Grange; c’est une jus-«tice que je lui dois, et je ne crains pas de pré-» dire que , par la suite, il ira plus loin que ses«devanciers.»
Ce fut en conséquence de cette lettre hono-rable que M. de la Grange fut nommé direc-teur de la classe de mathématiques, à la placede M. Euler : il passa de Turin à Paris , de