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Tome cinquième.
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6o académie royale,

montval se fit un état à lui-même par les leçonsde mathématiques qu’il donna dans Paris . Ileut des écoliers, et même une écolière, made-moiselle Pigeon, fille aînée d’un très habilemachiniste, que le duc d’Orléans , l’époux demadame deMontesson, protégeait: Pigeon mou-rut , laissant plusieurs enfants et point de for-tune : on dit au prince que la fille aînée de cethomme apprenait les mathématiques, y faisaitde grands progrès, et même paraissait êtretrès reconnaissante des leçons de son jeuneprofesseur, dont on dit aussi beaucoup debien. D’après ce rapport, le duc fit offrir àM. de Prémontval le titre de son secrétaire ,avec une pension de douze cents francs, s’ilvoulait épouser la demoiselle Pigeon ; et leprofesseur, qui aimait son élève, fut indignéd’une offre qui mettait à prix d’argent sonmariage, et refusa. Peu de temps après , il par-tit de Paris pour courir le monde , ayant aveclui son écolière transformée en jockey. Ilsarrivèrent à Fribourg en Suisse , et furent trèsbien accueillis dans un château où leurs leçonsfirent plaisir à tout le monde : mais, par mal-heur , le maître du château et son fils devi-nèrent le secret de mademoiselle Pigeon, de-