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aussi qu’il a su toute sa vie profiter et jouir deses avantages, sans jamais abuser d’aucun Ila eu des mœurs douces et agréables, unemarche sage et égale, des procédés honnêtes,et de l’empressement à rendre justice à tout lemonde : aussi a-t-il été généralement aimé etestimé, particulièrement dans sa famille etparmi ses confrères. Il a beaucoup étudié : dèssa jeunesse il a également su et cultivé l’hé-breu, le grec, le latin, l’anglais, l’italien , lefrançais et l’allemand . « Si le monde savant ve-» nait à perdre les poèmes estimés que l’on pos-#sède dans les plus célèbres de ces langues, »disait avec vérité l’abbé Miçhélessi, « M. Mérian» seul nous les rendrait. » Je ne parlerai pas detous ses ouvrages. Il a traduit en français lesœuvres philosophiques de David Hume et lepoème de Claudien , avec des remarques aussi
1 Son goût pour la pipe forme à cet égard une sorted’exception, quoiqu’il ne paraisse pas que sa santé enait souffert. Il fumait jusqu’à trente-deux pipes par jour,c’est-à-dire qu’il fumait presque continuellement. Sesdents étaient devenues noires comme du charbon, etses lèvres, alors même qu’il ne fumait pas, conservaientle mouvement d’un homme qui fume.
B™ Thiébaült.