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Tome cinquième.
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l34 ACADÉMIE ROYALE,

» faire lire et méditer aux jeunes personnes, pour» qui il devient un tableau fidèle des désordres»où les passions peuvent nous conduire, et de« la honte qui les suit.—Sire, si une femme mé-» prise ses devoirs, dédaigne les principes de«vertu, affiche le scandale, et porte le désordre«dans sa famille et le trouble dans la société,» quelle idée dois-je me faire de l’homme qui» retrace la vie de cette femme dans un écrit où«tout le monde la reconnaît ? Je ne verrai dans» son ouvrage qu’une juste punition ; j’applaudi-» rai à l’auteur, et je me réjouirai de voir l’ordre« social vengé, et le vice couvert de la tache» ineffaçable de l’opprobre. Mais si cette femme» est mère de famille, si elle a plusieurs filles qui«ne sont point complices de ses fautes, alors je» ne vois plus dans le tableau que je viens de«supposer, que l’injustice qui fait retomber la» punition d’une mère coupable sur des enfants» innocents. Lorsque l’inconduite d’une femme«n’est qu’un sujet de conversation, ceux à qui» ses filles peuvent plaire ne se détermineront« pas moins à les épouser, parcequ’alors on peut» ignorer les faits ou les regarder comme dou-« teux, et qu’en tout cas on est assuré qu’ils tom-«beront peu à peu dans l’oubli : mais si les torts