CLASSE DE BELLES-LETTRE S. l35
* de la mère sont consignés dans un écrit qui en
• perpétue la mémoire; si l’on voit cet écrit placé•et conservé dans toutes les bibliothèques, la» honte alors est publique et ineffaçable, et quel«homme honnête voudra s’exposer à la parta-«ger en épousant la fille? Cette considération,«sire, me paraît mériter la plus grande atten-» tion : je doute que ceux à qui la bonne mo-» raie est chère donnent encore, dans ce der-»nier cas , à l’écrit que je suppose, la même«approbation qu’il me semblait mériter dans»ma première hypothèse. Au reste, je ne sais«jusqu a quel point tout ce que je viens de dire» est applicable au roman dont il s’agit : je ne me«fonde, à cet égard, que sur l’opinion publi-» que, qui est rarement un guide bien sûr. »
Tels furent les détails de cet entretien. Onen apprit le résultat au dîner du lendemain. Leroi, en effet, déclara que, toute réflexion faite,il ne verrait point ce N. « C’est, ajouta-t-il,» un homme immoral et un mauvais cœur. » Cecoup de foudre fut d’autant plus accablant,qu’on était averti, et qu’on se tenait prêt àrecevoir l’appel si flatteur et si désiré.
Tout ceci se passa quelque temps avantmon retour en France . Eu prenant le parti de