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le besoin, les petites intrigues, mille circon-'stances amenèrent ce roi à se contenter de sujetsparmi lesquels il n’y en eut qu’un seul qui réu-nît les qualités si vivement désirées, encorecet homme fut-il celui de tous qui convenait lemoins à sa place. « On m’a nommé gouverneur«des autres, disait-il souvent, et j’aurais pour«moi-même besoin de deux gouverneurs au» moins. » Il avait raison. Ce M. de Meirolles,issu d’une famille languedocienne retirée àLausanne du temps du refuge, avait été aide-de-camp du prince de Condé durant la guerrede sept ans. Le défaut de fortune n’avait passuffi pour le sauver des étourderies de la jeu-nesse , et il avait encore tous ses défauts à Ber-lin . Quatre officiers de la garnison le voyantentrer dans un café où ils jouaient aux tarocs,se dirent entre eux, mais assez haut pour qu’illes entendit : « Oui, toujours quatre Français «pour un Prussien! —Messieurs, leur dit-il en«s’approchant d’eux, je n’ai l’honneur d’être«qu’un demi-Français : hé bien, quatre Prus-» siens comme vous pour moi ! voulez-vous que» je vous le prouve ? » Ce propos, auquel on nefit point de réponse, ne lui fit néanmoins pasde tort dans le public ; mais quelque temps