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Tome cinquième.
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PUBLIQUE. 167

après il se permit une autre réplique qui luicoûta plus cher, en ce que l’on en garda ran-cune : ils prièrent, lui et ses collègues, le gé-néral de Buddenbrock de leur payer trois moisd’appointements échus, observant que, s’ilsn’avaient pas été en fonctions, ce n’était pas deleur faute. « Messieurs, leur dit le général,«quand maître Jacques, dans l’Avare de Mo-»lière, demande de l’avoine pour ses chevaux,

» l’Avare lui répond : L’ont-ils gagnée ? —Mais,

» mon général, dit de Meirolles, maître Jacques» n’a-t-il pas raison de demander à son tour si» c’est de leur faute qu’ils n’ont pas travaillé,

» et si c’est là un juste motif pour les faire mou-»rir de faim ? Permettez-moi d’ajouter qu’au«surplus nous ne sommes pas des chevaux,

» quoique Suisses , et que le roi de Prusse n’est8 pas l’Avare de Molière. »

Ce gouverneur eut bientôt quelques dettes,et le général de Buddenbrock allait s’en faireun titre pour le renvoyer , lorsqu’un événe-ment inattendu le sauva pour quelques mois.Le prince Frédéric-Auguste de Brunswick étant^ l’opéra avec son frère aîné , le prince hérédi-taire aperçut et reconnut M. de Meirolles,f l u U avait vu dans la guerre de sept ans à la