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contre faite à l’opéra leur fit plaisir; ils le re-commandèrent à M. de Buddenbrock, et enpayèrent les dettes. Cependant ce ne fut quepartie remise : de Meirolles nous quitta sept ouhuit mois après ; M. le comte de Golowkin leretira chez lui, et ensuite le fit placer commeaide-de-camp chez M. le prince Adam Czerto-risky en Pologne , où il resta quelques années ,et d’où il n’est parti que pour retourner à Lau-sanne et y mourir.
Le second gouverneur fut un M. du Luc desMaisons, ancien gardien des capucins en Sa-voie , sa patrie : il avait débauché une femmemariée, s’était sauvé avec elle à Bâle , y avaitchangé de religion, et épousé sa belle ; de là ilavait été en Russie, et enfin était venu à Berlin ,ou il avait formé une maison de pensionnairesqu’il élevait assez bien, d’autant plus qu’il avaitde l’esprit, des connaissances et beaucoup d’ac-tivité; homme d’ailleurs bien né et serviable,mais très éloigné, comme on voit, detreSuisse , et plus çncore d’avoir été officier enFrance .
Le troisième fut un Genevois , assez instruit,et très zélé pour ses élèves, qu’il ne quittaitpas. Ce fut son zèle qui le perdit, ayant eu,