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suite du prince de Condé : il le montra à sonfrère; et, pour s’assurer qu’on ne se trompaitpas, on le fit prier de monter à la loge de leursaltesses « Hé bien, lui dirent ces deux princes» en le voyant, qu’avez-vous fait de votre habit» de velours noir ? — Messeigneurs, je l’ai mis au» rebut : il m’allait mal. » Pendant la guerre desept ans, il avait été arrêté par l’armée des al-liés , dans une course qu’il avait voulu fairedéguisé en magistrat ; on l’avait amené commeespion aux princes, auxquels il avait déclaréson nom , son état et son poste auprès duprince de Condé. « Mais, lui avait dit le prince» héréditaire, est-ce là votre uniforme? — Non,» monseigneur, je ne l’avais pris que pour«échapper à vos postes avancés. —Etoùvou-» liez-vous aller sous ce déguisement ? — A» telle ville', où nous avons été quelques mois ,» et où l’amour me rappelait. — Ah, l’amour !«Oui, les Suisses sont amoureux, mais c’est» de la gloire. » Un trompette envoyé au princede Condé, avec une lettre et son signalement,rapporta pour réponse que cet officier n’avaitdit que la vérité, et on lui rendit la liberté. Apeu de jours de là, ces princes vinrent dînerau camp français , et l’y retrouvèrent. La ren-