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pliquaient à l’étude avec plus d’ardeur , ceuxqui annonçaient le plus d’esprit ou de capa-cité. Il fallait lui désigner la sorte d’esprit ou detalent que l’on découvrait en chacun de cesélèves, et lui dire pourquoi je les jugeais ainsi.Ce n’était pas chez lui une vaine affectation : ildonnait à tous ces détails la plus grande atten-tion, aussi ai-je remarqué qu’il a très bienplacé ceux dont j’avais eu plus de bien à luidire. Mais pour montrer jusqu’à quel pointces idées singulières et même originales se re-produisaient en toutes sortes d’occasions , jeraconterai combien j’eus de peine un jour à lepersuader sur le compte de l’un de ceux queje vantais le plus, et qui le méritait le mieux.
« Mon cher, me dit-il, pour celui-là, vous vous» trompez : il vous a sans doute satisfait par»son application, mais comptez qu’il n’a ni es-» prit ni talent. » Comme je persistais à rendrejustice à ce jeune homme, en y mettant d’au-tant plus de zèle, que la prévention que sonsouverain avait contre lui pouvait lui devenirplus préjudiciable, Frédéric me répliqua parces mots : « Observez donc que je connais par-» faitement toute sa famille ; elle est de telle«province, famille assez nombreuse et peu