PUBLIQUE. 185
prince ne venait à Berlin sans le visiter : c’estainsi que le grand-duc de Russie , le roi deSuède , les princes ses frères, etc., venaientnous honorer de leurs visites , et reconnaîtrepar eux-mêmes la vérité des rapports qu’onleur avait faits.
Cependant, et durant cet éclat, nous pou-vions déjà prévoir la trop prochaine décadencede ce bel établissement ; décadence qu’il estjuste d’attribuer au général de Buddenbrock.Ce baron, originaire de Prusse, fils et petit-fils de feld-maréchaux , ancien page du grosGuillaume , ensuite aide-de-camp de Frédéric,devenu depuis lieutenant-général et chevalierdes ordres du roi, placé comme directeur à latête de l’école militaire, connue à Berlin sousle nom du coips des cadets, et nommé, deplus, directeur de notre école pour ce quiconcerne la partie économique et la police ; cebaron, dis-je , d’une très riche taille et d’uneforte constitution , avait à l’époque de monarrivée environ soixante ans : son caractèreétait assez modéré ; on lui reconnaissait de lapolitesse , mais on avait peu de confiance entout ce qu’il disait : on l’accusait de manquerde franchise ; on prétendait même qu’il ne