INSTK UCTIO IV
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fallait lui confier que ce qu’on voulait rendrepublic : il avait de plus une prévention trèsforte contre les Français . Un jour que je disaispeu de bien de lui au prince Henri, ce princeme répondit : « Je le reconnais à tout ce que» vous m’en dites : cependant c’est encore pour» la société l’un de nos généraux les mieux«venus. « Ce même homme, qui d’ailleursavait l’esprit peu cultivé et vraiment borné,était doué de l’instinct du plus parfait courti-san ; aussi remarquait-on qu’il n’avait jamaisessuyé de disgrâce '. Tel est celui à qui il est
' .T’ai dit dans un autre ouvrage ( Grammaire philoso-phique, préface ) qu’il était grand partisan des jambonsfumés et de la Palingénésie de Bonnet, et qu’il aurait vo-lontiers réduit sa cuisine à l’un, et sa bibliothèque à l’au-tre; et je l’ai dit avec raison, car il ne prisait d’autre livreque le traité de la Palingénésie, et il n’a jamais pu mepardonner de ne point manger de jambons crus. Je citeraipourtant de lui un mot, sans doute recueilli de quelqueautre personne, mais qui présente une vérité importante,quoiqu’à l’aide d’une comparaison très peu noble. « Un» roi, me disait-il, est comme une araignée que l’on ne» voit pas, et qui n’en est pas moins instruite de tout ce» qui se passe dans son domaine. Cachée dans un coin» obscur, elle y reste connue immobile et invisible; mais» elle a sa toile tendue de tous côtés, et ses filets sont