'PUBLIQUE. 187
nécessaire de remonter pour découvrir les pre-mières et véritables causes qui ont peu à peualtéré et dénaturé cette école qui aurait dûbraver les siècles '.
“ tellement disposés, qu’une mouche y touche à peine, que» déjà elle est saisie et dévorée. Voilà ce que sont les rois« au fond de leurs châteaux; nous ne voyons pas leurs» filets, mais ils n’en sont pas moins tendus de toutes» parts, et ne reportent pas moins sûrement et moins" promptement où il le faut la nouvelle de tout ce qui se» passe. »
1 Diverses personnes m’ont assuré que cette école estaujourd’hui tombée bien au-dessous de ce que je l’ailaissée. Je n’en suis pas surpris, après qu’on a vu descomédiens choisis pour succéder à des professeurs. Je neveux injurier personne ; mais chaque état a l’esprit quilui convient, et l’on doit quelque respect à l’opinion pu-blique. Le pauvre M. de Castillon, né, pour ainsi dire,avec cet établissement, est le seul qui y soit resté depuisson origine jusqu’à présent. Il a vu cet établissementnaître, prospérer, s’altérer, dégénérer, et peut-être leverra-t-il périr de la langueur qui le consume, ou aumoins s’éclipser et disparaître dans la foule des institu-tions insignifiantes. Le prince Henri, qui n’a jamais assezaimé le roi son frère pour le flatter, me disait de cetteécole qu’il n’y voyait qu’un seul défaut : « C’est, ajoutait-» il, que dans cet établissement très bien conçu, et fort» beau d’ailleurs, on est élevé avec trop d’aisance; il 11e« devrait être ouvert qu’à des jeunes gens riches, et une