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conduisaient qu’à des disputes bruyantes. Lasociété n’avait rien de profitable à retirer decette maladie épidémique dont les peuples plusavancés étaient heureusement guéris Et quelautre moyen pouvait-il avoir de favoriser la cul-ture des lettres dans son pays, que d’adopteren quelque sorte la langue française, d’ordon-ner que dans son école militaire toutes les le-çons seraient données dans cette langue, et queles mémoires de son académie y fussent publiés?Il avait même d’autant plus de raison d’en agirainsi, que si la France n’était pas la seule na-tion qui eût quitté ces fausses routes, elle étaitdu moins celle dont la langue était la plus culti-vée et la plus répandue, et celle dont il fallaitpar conséquent adopter le langage pour hâter sapropre instruction, et parvenir soi-même à uneprompte et honorable célébrité. Il aurait penséet agi comme tous ceux qui l’ont blâmé, s’iln’eût consulté que de misérables préjugés, etun amour-propre national qui ne serait qu’unenfantillage, s’il était possible qu’il ne fût pastrès pernicieux. Frédéric calcula donc, non lasatisfaction stérile du moment, mais les avanta-ges durables de l’avenir. Veut-on s’assurer, ausurplus, s’il a bien ou mal calculé? que l’on