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Tome cinquième.
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compare, quant à l’école militaire, ce quellea été à son début, et ce qu’elle est devenue; etquant à l’académie, son illustration depuis 1740à 1786; et, d’une part, le rôle des autres acadé-mies du nord de l’Europe durant la même épo-que, et de l’autre, celui que cette même aca-démie joue aujourd’hui dans le monde savant.Frédéric se disait qu’il n’avait pas besoin d’en-courager l’étude d’une langue qu’on apprenaitdès l’enfance. Il trouvait que ce serait une foliede vouloir répandre au dehors une langue queles autres peuples ne jugeaient pas assez agréa-ble, et dont ils n’avaient pas besoin; il pensaitque le moyen de naturaliser chez lui les con-naissances qui y manquaient encore, et le goûtqui a une si grande influence sur les mœurs,c’était de favoriser l’étude de la langue de l’Eu-rope qui, par elle-même et par les ouvragesdont elle était enrichie, pouvait plus utilementservir de modèle : il se disait enfin que ses sa-vants, obligés d’écrire en français , en seraientplus tôt capables de bien écrire en allemand et se trouveraient d’ailleurs participer à tousles avantages dont pouvaient jouir les écri-vains français . Je ne sais si je me trompe, maisil me parait que cette manière de voir est bien