PUBLIQUE. 11)7
plus digne de ceux qui gouvernent, que cettepetite jalousie qui irrite si violemment les âmesétroites, et qui ne tend qu’à circonscrire lesesprits dans leurs anciennes limites, habitudesou erreurs. Je conclus de ces réflexions, aux-quelles il serait si facile d’ajouter, que Frédé-ric n’a pas été moins grand en cette circon-stance qu’en toutes les autres. Son successeura-t-il donc eu raison de s’écarter de ses prin-cipes, c’est-à-dire a-t-il été fondé à croire queles vues de son oncle étaient fausses, ou qu’ellesavaient produit des effets assez marqués pourqu’il fût convenable de les abandonner? Jeconfesse que je ne le crois point. Guillaume IIa plus agi d’après les opinions de quelquesesprits bornés que d’après la profonde poli-tique de Frédéric: il a sacrifié, en ce point,l’avantage futur de son peuple à la vanité degens qui avaient plus d’amour- propre que desagesse. Parmi les hommes qui, par leur opi-nion à cet égard, ont dû le plus influer sur ladétermination qu’a prise Guillaume II, je necraindrai pas de nommer M. de Hertzberg,homme savant, laborieux et très ardent, maisd’un génie borné, le plus imbu de préjugés detons les hommes de bien , et qui, en particu-