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Tome cinquième.
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2,3o AMIS DE FRÉDÉRIC:

ou de Jordan qui l’avait si bien mérité, ou duroi qui, par un exemple unique jusqu’alors,célébrait et consacrait ainsi les talents et lesvertus d’un de ses sujets.

Le domestique de feu le conseiller Jordan ,nommé Dieu , fut placé comme visiteur à ladouane. Dans les temps subséquents, le roi, quine l’a jamais perdu de vue, l’a successivementpromu aux places de sous-inspecteur, d’inspec-teur, de directeur, et enfin il l’a fait conseiller-privé , ainsi que l’avait été son maître. Il fautconvenir que ce M.Dieu a toujours rempli sesdevoirs avec autant d’exactitude que de simpli-cité , et que de plus il a eu toute sa vie assezde sens et d’honnêteté pour ne jamais éviterl’occasion de parler de son brave et dignemaître, monsieur le conseiller Jordan, pourla famille duquel il a toujours témoigné autan td’attachement que de respect.

Le roi avait sans doute l’intention dedonner sixmille reisdallers à la cadette des demoiselles Jor-dan , ainsi qu’il les avait données à l’aînée : maisla guerre desept ans survint, et il fut loin de pou-voir consacrer quelque somme que ce fût à desemblables destinations. Dans un des quartiersd’hiver qu’il passa à Leipsick , il demanda des