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Tome cinquième.
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LE CONSEILLE!! .lOUDAJN. a3 1

nouvelles de ces demoiselles au fils aînéde Pierre Jordan , celui qui aujourd’hui estconnu sous le nom d’André Jordan, et quiétait venu à la foire de Leipsick comme tantd’autres Berlinois. M. Jordan lui dit que l’aînéede ses cousines paraissait disposée à épouserM. Mérian, membre de l’académie ; mais qu’onavait sursis à ce mariage, parcequ’on n’avaitpas cru devoir le conclure sans l’agrément desa majesté, que, vu les circonstances actuelles,on n’avait pas osé interrompre pour un sem-blable objet. Frédéric approuva fort ce ma-riage, disant qu’il lui faisait plaisir, et ajoutaqu’on ferait bien de le terminer tout de suite.Il ne fut pas question alors de la sœur cadette,dont il n’a plus reparlé.

C’est ainsi que se fit le mariage de M. Mérian. Iln’avait certainement pas besoin de l’appui de safemme ; cependant il est naturel de penser quecette alliance n’a pas nui à sa fortune. Sonépouse, du reste, n’était pas moins savanteentre les femmes que lui entre les hommes :elle savait au moins cinq ou six langues, etsuivait avec plaisir, et sans en être fatiguée, leslectures et les discussions les plus abstraites ;mais il fallait avoir appris d’ailleurs qu’elle