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Tome cinquième.
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VOLT A 1 K Jï.

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avaient cir culé pour ou contre lui : le brave co-lonel d’artillerie M. du Troussel m’en donnaun jour une pacotille tout entière.

Frédéric et Voltaire étaient faits pour s’ad-mirer et se rechercher : chacun d’eux était tropgrand pour ne pas inspirer à l’autre une sorted’enthousiasme; mais ils n’étaient point faitspour vivre ensemble, et lorsqu’ils se sont flat-tés de pouvoir jouir de cet avantage, ils ontdonné une grande preuve qu’ils étaient fortloin de se connaître , et tous deux encore sus-ceptibles d’erreurs. Frédéric , sans doute , pou-vait se dire : « Les chants du cygne de la Seine » achèveront de porter ma gloire au bout dub monde. » Voltaire pouvait se persuader quela gloire du Salomon du Nord ajouterait unnouveau lustre à la sienne. C’étaient là de puis-sants motifs de se rechercher, et de se fairemutuellement une sorte de cour ; oui, de puis-sants motifs de se rechercher, mais non d*esmoyens de s’accorder. On n’enchâsse pas desdiamants dans des diamants ; il faut y employerdes métaux solides sans doute , mais ductiles ;or, cette ductilité était incompatible avec legénie et le caractère de ces grands hommes.Lequel des deux eût été capable de se sacrifier,