VOLTAIRE.
L’article de M. de Voltaire doit naturelle-ment être un des plus longs de cet ouvrage •'il est au moins vrai qu’il ne peut être qu’aunombre des plus intéressants. Si, du reste, jele place parmi mes souvenirs , ce n’est pas queles anecdotes qu’il contient soient toutes ar-rivées démon temps : il y avait près de douzeans que cet homme célèbre avait quitté Fré-déric quand ce roi m’appela dans ses états ;mais les hommes du mérite de ce grand écri-vain sont long-temps présents aux lieux qu’ilsont habités; il semblait, à mon arrivée à Ber-lin , au commencement de x 766, que M. deVoltaire n’en fût parti que la veille, ou mêmequ’il y existât encore : on ne me parlait que delui ; tout le monde en avait quelques particxxla-ritésà me raconter; en un mot, tout était pleinde lui, je le l'etrouvais partout! Mille person-nes , et jusqu’à des militaires , conservaient descopies de diverses pièces manuscrites qui