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Tome cinquième.
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VOLT A J RE.

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n’avait pas besoin de ses services, celui-ci dif-féra peu son départ pour la France .

Baculard d’Arnaud occupa plus long-tempsles amateurs d’anecdotes, et sa brouillerie avecVoltaire parut d’autant plus grave, qu’il étaitvrai, et que tout le monde savait qu’il lui avaitde ces obligations dont le souvenir ne doit ja-mais s’effacer. Mais il faut être juste : le pre-mier tort vint moins de d’Arnaud que du roi.Celui-ci, toujours malin , et secrètement indis-posé contre Voltaire , imagina , pour le morti-fier indirectement , d’élever jusqu’aux nuesquelques uns des vers du plus jeune de cesdeux poètes : c’était dans un tête-à-tête, et d’unair confidentiel, qu’il disait à Voltaire , avec unesorte de conviction simulée et perfide : « Il faut» avouer que d’Arnaud a vraiment le génie poé-» tique : tel de ses vers vaut seul,tout un poème,«etc.» Ceci n’aurait sans doute, aigri Voltaire que contre le goi, mais d’Arnaud ne fut pas in-sensible aux cajoleries qui suivirent cette dé-claration ; il eut l’air de s’en prévaloir, et voilàce qui le perdit. Voltaire résolut de l’en punir,c’est-à-dire de le faire renvoyer, ou de se reti-rer lui-même. Il intéressa dans sa cause la plu-part de ceux qui entouraient Frédéric, et comme