AMIS DE FRÉDÉRIC:
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celui-ci, en voulant mortifier l’un, était loinde le rabaisser au niveau de l’autre, il n’est pasétonnant qu’à la fin il ait sacrifié celui auquelil avait précédemment donné des louanges siexagérées. Un accident, sans doute involon-taire, mais que la malignité interpréta au-trement, annonça d’abord à toute la courSa disgrâce de d’Arnaud. Dès que la reine-mère , qui vivait à-Montbijou, se mettait au jeu,vers les six heures du soir, les dames d’hon-neur et toute la jeunesse attachée à leurs passe rendaient, sur de petits batelets fort élégants,de l’autre côté de la Sprée , en une promenadedite la Chaussée , promenade fort déserte lereste du jour, mais très brillante depuis cemoment jusqu’à l’heure du souper. Ce futlà que l’on trouva un billet conçu en ces ter-mes : « Enfin , nyous l’emportons : d’Arnaud est«renvoyé; on vient de lui faire signifier l’ordre»de partir. d’Arget. » D’Arget était le secré-taire des commandements du toi. Le billet n’a-vait point d’adresse : il avait été envoyé sousune enveloppe que l’on ne trouva point ; ainsila nouvelle du renvoi de d’Arnaud fut répan-due dès le jour; et l’on ne put attribuer sadisgrâce qu’à un complot où l’on voyait d’Ar-