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Tome cinquième.
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VOLTAIRE. 2i>7

get figurer en première ligne, d’autant plus quel’on ne pouvait hasarder que des conjecturesdouteuses sur celui à qui le billet avait étéadressé.

En arrivant à Maupertuis, je dois observerqu’il y eut entre Voltaire et lui une longuesérie de querelles qui les conduisirent enfinà une brouillerie complète. Ce qui amena,au moins en apparence, la première scissionentre eux deux, fut un propos déplacé de lapart du président, et que Voltaire repoussadurement. Tous deux revenaient de Sans-Souci à Potsdam , vers une heure et demie après mi-nuit, dans un des carrosses du roi, lorsqueMawpertuis dit d’un air de jubilation : « Il faut«avouer qu’aujourd’hui la soirée a été char-«mante. —Je n’en ai jamais vu de si sotte, »répliqua Voltaire . Pour bien entendre le pro-pos et la réplique, il faut se rappeler que M. deVoltaire avait habituellement un esprit si heu-reux et si brillant, qu’il écrasait tous les autresconvives ; il n’y avait que Frédéric qui pût lut-ter avec quelque succès : mais cet homme ex-traordinaire avait de temps en temps des joursoù, soit par indisposition, soit pour quelqueautre cause , il n’était que taciturne, froid, et

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V.