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Tome cinquième.
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262 AMIS DE FKÉDÉIUC:

» l’immolant. Lisez-la : j’en sauverai ce que je» pourrai, et ce sera un dépôt que ma mémoire«conservera précieusement. Lisez, et qu’à la«flamme qui en consumera toutes les pages,

» survive ma légitime admiration ! O Vulcain !

# on ne te fit jamais un plus grand et plus mé-» morable sacrifice ! » Voltaire lut le conte toutentier : à chaque moment il était interrompuparles applaudissements du monarque, quitrouvait que tous les traits en étaient aussi gaisque justement appliqués ; on éclatait de rire,et à la fin de chaque cahier, lorsqu’il fallait lejeter au feu, on renouvelait les regrets. «Allons,

» du courage ! O Vulcain ! dieu cruel et vorace,» voilà ta proie ! » Et tandis que le cahier brû-lait , on formait des danses antiques et sacréesdevant le foyer. Ce fut ainsi qu’on lut et qu'onbrûlale Docteur Ahakia, jusqu’aubout : jamaispeut-être ces deux hommes ne se sont permisde facétie plus comique.

Certainement, s’ils avaient encore eu lessentiments qu’ils avaient si bien manifestés àdes époques antérieures, Frédéric aurait toutfait pour dédommager Voltaire d’un pareil sa-crifice , et celui-ci aurait persisté dans l’acte dedévouement auquel il avait paru se résoudre.