VOLTAIRE.
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» de considérations, puissent m’être plus chères.» Je ne crains pas de vous l’avouer : vous me» rendrez un service essentiel, et dont je vous» aurai toute ma vie la plus vive reconnais-» sance. — Eh bien ! répondit Voltaire , je vais» chercher le manuscrit de mon docteur Aka-«kia, et le remettre à votre majesté ; je vous ai«toujours été trop dévoué, sire, pour ne pas» échanger, contre l’assurance de vos bontés,«cette petite vengeance qui m’avait paru juste:«je vous ferais certainement, et avec plaisir,«des sacrifices bien plus grands encore, s’il en«était besoin. — Allez donc; je vous attends :» rien ne doit différer l’exécution d’un si noble«dessein. »
On voit que le plaisir d’avoir réussi avaitsubstitué la gaieté à la supplication. Voltaire partit, et revint promptement, son manuscrita la main. « Sire, s’écria-t-il en riant, voilà l’in-» nocent qui doit périr pour le peuple! Je vous» le livre : ordonnez son supplice. — Ah! mon» ami, quel sort plus cruel que le mien ! Or-» donner des supplices pour ceux qu’on devrait» couronner ! Eh bien ! subissons au moins» notre destinée avec dignité;soyons aussi justes«quenous le pouvons; vengeons la victime en