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Tome cinquième.
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a.mis de Frédéric:

U s’était également permis de se plaindre àplusieurs personnes du dégoût qu’il éprou-vait à corriger les pièces de vers de sa ma-jesté, et il s’était servi d’une expression en-core plus offensante que la plainte elle-même,en disant quV/ n était occupé quà blanchir lelinge sale du roi. Tous ces propos étaient denature à blesser vivement Frédéric, qui n’avaitpas de moindres torts à se reprocher. Cepen-dant de très puissantes raisons les retenaienttous deux : en effet, comment se brouiller avecéclat ? Quelles en seraient les suites ? et quedeviendraient toutes les belles idées dont onavait tant aimé à se flatter? Quel scandale n’enrésulterait-il pas dans toutes les cours et danstoute l’Europe ? On voit qu’ils avaient pris sureux de beaucoup oublier, ou plutôt de dissi-muler beaucoup. Mais enfin cette dernièreaventure avait mis le comble aux injures pré-cédentes ; il n’était plus possible de reculer :il ne devait plus être question que de savoircomment chacun d’eux pourrait tourner leurbrouillerie à son avantage, et c’est aussi de quoiils s’occupèrent. Frédéric voulut y mettre dela modération et de la dignité, et Voltaire nesongea qu’à se montrer indépendant, fier et