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Tome cinquième.
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VOLTAIRE.

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ferme. D’après ces premières idées, Voltaire ne reparut à la cour qu’autant qu’il y lut in-vité, et il y reporta rancune et colère. On sevit peu, ou l’on ne se vit pas; on s’écrivit desbillets où l’on ne s’épargna pas les vérités, etmême quelquefois les injures; il y eut des oc-casions où c’était à qui dirait les choses les plusdures.

Ce fut dans l’un de ces moments, et au plusfort de la querelle, que Frédéric envoya, parson premier page de la chambre, à TM. de Vol-taire qui logeait au-dessous de lui, c’est-à-direau rez de chaussée. un billet rempli d’amer-tume et qui se terminait par cette phrase :

« Vous avez le coeur cent fois plus affreux en-» core que votre esprit n’est beau. » Il est diffi-cile de se figurer la fureur où ce billet mitVoltaire . M. Moulines, présent à cette scènequ’il m’a contée, en était encore effrayé plusde douze ans après: il n’y eut, en effet, au-cune épithète odieuse, aucun reproche gravequi ne fussent fait ou donnée au roi, et toutce que Voltaire disait, il le criait en quel-que sorte en marchant à grands pas dans sachambre, avec tous les symptômes de la plusextrême agitation. Le pauvre page, qui attén-