VOLTAIRE.
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garda autant qu’elle put : de là, il se rendit àHesse -Cassel .
dos personnalités, je vous déclare qu’au lieu de vous ré-pondre par des écrits, ma santé est assez bonne pourvous trouver partout où vous serez, et pour tirer de vousla vengeance la plus complète. Rendez grâce au respect età l’obéissance qui ont jusqu’ici retenu mon bras , et quivous ont sauvé de la plus malheureuse aventure qui soitjamais arrivée.
» Maupertuis. »
Réponse de M. de Voltaire à M. de Maupertuis.
« M. le Président,
» J’ai reçu la lettre dont vous m’avez honoré. Vous m’ap-prenez que vous vous portez bien, que vos forces sontentièrement revenues, et vous me menacez de venir m’as-sassiner. Quelle ingratitude envers votre pauvre docteurAkakia !.... Non content d’ordonner qu’on ne paie pointson médecin, vous voulez le tuer? Ah ! monsieur, ce pro-cédé n’est ni d’un président d’académie, ni d'un bon chré-tien tel que vous êtes.
» Je vous fais mon compliment sur votre bonne santé,mais je n’ai pas tant de force que vous ; je suis au lit de-puis quinze jours, et je vous supplie de différer la petiteexpérience de physique que vous avez projetée ! Vousvoulez peut-être me disséquer? mais songez que je nesuis pas géant des terres Australes, et que mon cerveauest si petit, que la découverte de ses fibres ne vous don-
V.