VOLTAIRE- 277
» et inutilement à s’en repentir ! Je serai vengé !
» dites-le-lui, etc. »
Ce fut en sortant de Gassel qu’il se rendità Francfort , où de nouvelles aventures l’at-tendaient.
JJepuis son arrivée à Berlin , Yoltairè avaithabituellement eu chez lui en un volume grandin- 4 ° les poésies manuscrites du roi : ce vo-lume lui avait été remis pour qu’il pût lesexaminer à loisir, et proposer ensuite à l’au-teur les corrections qu’il croirait y être né-cessaires. On peut admettre à la rigueur qu’unvolume semblable , que l’on a depuis troisans, soit confondu avec d’autres livres, pardes domestiques surtout, et dans le momentoù l’on emballe tout à la hâte ; on peut éga-lement croire que M. de Voltaire , clans l’ex-trême agitation où il était, se mit peu enpeine de ce volume, et même l’oublia : maiscette manière d’expliquer les faits, manière quid’ailleurs repose sur plus de possibilité quede vraisemblance, 11’est pas celle qui plaît à lamalignité. Le manuscrit fut emballé avec d’au-tres livres, et l’on imagina que le dépositaireavait eu dessein de se l’approprier. On préten-dit même qu’il y avait eu peu de délicatesse à