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Tome cinquième.
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A.MIS UE FRÉDÉRIC:

ne pas le remettre à son auteur, dès l’instantoù la brouillerie était devenue sérieuse ; et encela on avait eu tort, attendu que Voltaire n’aurait pu se presser ainsi de le renvoyer,sans afficher une sorte de dédain , et par con-séquent sans commettre une offense très grave.Quoi qu’il en soit, Frédéric se ressouvinttrès bien de son volume au moment de l’adieu;mais il se persuada qu’il aurait été confié àquelque ami pour lui être rendu. Cependant,surpris le lendemain de n’en avoir aucune nou-velle, il en envoya demander chez tous ceuxavec qui Voltaire avait été lié dans ces der-niers temps : la réponse fut que personne n’enavait ouï parler. Dès l’instant un courrier part,et va porter à Francfort ordre au chargé d’af-faires de sa majesté de faire arrêter M. de Vol-tare, jusqu’à ce qu’il eût rendu lacroixdu mé-rite, la clef de chambellan , le brevet de pen-sion et surtout le volume qui ne lui avait étéconfié qu’à titre de dépôt. Cette vivacité de la partdu roi était principalement, dit-on, unesuitedessuggestions de Maupertuis. Le chargé d’affaires,ancien major, requiert le magistrat de fairefaire cette arrestation. Madame Denis, qui étaitvenue jusque là au-devant de son oncle, fut