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Tome cinquième.
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iSo AMJS DE FRÉDÉRIC:

mettre le Rhin entre le roi de Prusse et lui,et composer sous le nom de Testament la re-lation que Beaumarchais a publiée si long-temps après, et qui dans le temps était desti-née à assurer la vengeance tant annoncée aubaron de Poëllnitz.

Je reviens àPotsdam,où Frédéric, toujoursespiègle, ne songea, en quittant Voltaire , qu’àlui préparer , pour son arrivée en France ,quelque mortification secrète : pour cela, il fitécrire par un tiers à d’Arnaud, qui se trouvait àDresde , une lettre où, sous le voile de l’amitié,on lui annonçait le départ de Voltaire , et oùl’on ajoutait que certainement le roi lui feraitle plus favorable accueil s’il reparaissait à sacour; mais que si cette idée lui convenait, ilne pouvait point arriver trop tôt, et n’avait pasun moment à perdre. D’Arnaud part à l’instant,et vole à Potsdam : alors on envoya à tous lesgazetiers un article portant que tel jour M, deVoltaire était parti pour retourner en France ,et que tel jour M. Baculard d’Arnaud était ar-rivé de Dresde à la cour du roi de Prusse.Après cet envoi on parut ignorer l’arrivée durevenant ; et après quelques jours, lorsque celui-ci se fit annoncer, on lui fit dire qu’on n’avait