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Tome cinquième.
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VOLTAIHE.

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poêle ne pouvait, que gagner à s’associer à lagloire du héros. Telles sont les véritables cau-ses qui rendirent peu à peu Frédéric à Voltaire,et Voltaire à Frédéric, et meme recommencè-rent en partie leurs anciennes cajoleries.

Lorsque la fabrique de porcelaine de Berlin fut arrivée à un point de perfection qui pûtsatisfaire Frédéric, ce roi y fit faire un bustede Voltaire , qu’il envoya comme étrennes àFerney . Ce roi avait ordonné de mettre sur lepiédestal, l’inscription en lettres d’or: Virim-mortalis. Voltaire , enchanté de ce cadeau, le fitplacer dans sa chambre. Un voyageur qui avaitla vue basse, prenant sa lorgnette pour consi-dérer ce morceau de plus près. Voltaire luidit : « Monsieur, vous voyez là une admirable» copie d’un hideux original. » Et lorsque levoyageur se baissa pour lire l’inscription : « Ah!» pour cela, » reprit Voltaire , « c’est la signature» de celui qui me l’a envoyé. » Je me suis servi dumot cajoleries , parcequ’il n’y eut plus que celaentre eux. Frédéric, à une autre époque, luienvoya également un service tout entier de lamême fabrique, service où l’on avait peint deslyres et autres symboles des sciences et desarts; et Voltaire disait que ces symboles étaient