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de l’accusé avec autant de persévérance qued’esprit; il couvrit de ridicules l’académie etson président, en quoi il n’eut pas cependant *tout le succès qu’il avait espéré, puisque Koë-nig fut rayé. Je ne m’étendrai pas davantagesur cette anecdote littéraire,suffisamment dé-veloppée dans le docteur Akakia.
Frédéric et Voltaire semblaient s’être brouil-lés pour la vie : chacun d’eux cependant étaitencore et toujours le premier homme du mondepour l’autre. Ainsi, en se séparant de manièreà ne jamais se revoir, ils se conservaient tousdeux, au fond de lame, des sentiments d’es-time, ou mieux d’admiration, qui devaient lesdisposer à se réconcilier, du moins en appa-rence, lorsque le temps aurait affaibli leursressentiments mutuels. Ils avaient, l’un etl’autre, trop d’esprit, trop de talents, tropde génie, pour que ce retour n’eût pas lieujusqu’à un certain point; d’ailleurs ils tenaientaux mêmes principes de goût et de philoso-phie; ils marchaient, à ces deux égards, sousles mêmes bannières ; tout ce que l’un soute-nait était applaudi par l’autre; enfin les évè-nements les ramenèrent à leur ancienne et pre-mière idée, en leur prouvant que la gloire du