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deux dernières anecdotes, assez curieuses pourêtre recueillies.
Quelque temps après la mort de Voltaire ,d’Alembert écrivit à Frédéric que le sculpteurHoudon avait fait pour l’académie française unbuste de Voltaire qui était un chef-d’œuvre,tant par la ressemblance que par la perfectiondu travail; que ce -digne artiste ne mettait à cebuste que le prix très modique de mille écus,et qu’il n’en demandait pas davantage pour lerefaire une seconde fois, et que lui-même secroyait obligé d’informer sa majesté de ces faits,parcequ’un si grand roi, qui avait si bien con-nu le mérite du patriarche de la littératurefrançaise et de la philosophie moderne, un roiqui avait eu une amitié si honorable et si justepour cet homme célèbre, croirait sans doutequ’il était de sa gloire, et de la protection qu’ilatoujours accordée aux sciences et aux lettres ,de posséder chez lui, et d’y conserver une imagesi parfaite, qui lui serait chère à lui-même, etdeviendrait pour tous un puissant objet d’é-mulation. Le monarque répondit à son ami,qu’il désirait vivement de posséder le bustedont il lui parlait, mais que l’état de ses finan-ces ne lui laissant, pour cette année, aucune
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