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Tome cinquième.
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29O AMIS DE FRÉDÉRIC:

somme dont il pût disposer, il se voyait, à songrand regret, forcé de renvoyer cette jouissanceà l’année suivante ; qu’en attendant , Houdon pourrait préparer le buste qu’il lui destinerait,et l’expédier , quand le temps en serait venu ,à l’adresse de son sculpteur Tassaert, à Berlin .Tout se fit conformément à ces dispositions, etlorsque le roi fut averti que le buste était enroute, Tassaert eut ordre de le recevoir , et dele placer sur un piédestal, dans un endroit con-venable de la salle des séances de l’académie,ce qui fut exécuté. C’est, en effet, de l’anglequi touche à la porte du cabinet d’histoire na-turelle que Voltaire semble voir, écouter, etépier tous les académiciens rassemblés devantlui, ce qui me faisait dire, en regardant son riremalin: « Pouvons-nous ne pas convenir qu’il« se moque de nous ?» Ce qu’il y a de remar-quable ici, c’est que Frédéric n’a jamais vu cebuste, et n’a pas même voulu le voir : car lacaisse qui le contenait fut envoyée par mer, nousarriva par l’Elbe, le Hawel et la Sprée , et tra-versa Potsdam sans y être ni visitée ni arrêtée.

Peu après la guerre de la succession de Ba-vière , d’Alembert, dans une longue lettre àFrédéric, se plaignit avec amertume de l’in-