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Tome cinquième.
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VOLTAIRE.

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» directes et personnelles, les seules pour les-» quelles l’église soit plus sévère, il est de no-toriété publique que feu M. de Voltaire y est«aussi étranger que vous et moi.—Cela étant,

» messieurs, vous n’avez qu’à me dire ce que» vous désirez de moi. » Ce fut alors que nousconvînmes du jour, de l’heure et des détails.

Quelques jours avant cette cérémonie, je lafis annoncer dans plusieurs journaux et ga-zettes .

Le jour venu, nous nous rendîmes tous lescinq à l’église. En attendant le service, nousnous arrêtâmes un instant sous le portail. Par-mi les dévots ou curieux qui se succédaient,j’aperçus M. Liston, homme d’un esprit lin etréservé, e’est-à-dire bon diplomate, alors se-crétaire de la légation anglaise à Berlin , et de-puis ministre en Espagne et ailleurs : je fis quel-ques pas à sa rencontre, et lui demandai enriant s’il était de la religion de Voltaire , lui quivenait à son service. « Non, me répondit-il;«au reste il parlait beaucoup de religion , et je» n’en parle jamais. »

Nous nous plaçâmes tous les cinq dans lebanc de droite le plus proche de la balustradequi sépare le chœur de la nef, c’est-à-dire dans