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AMIS DE FRÉDÉRIC:
daillon , dont le revers présente toutes les let-tres des noms de Yoltaire, tracées en filigrane.La tête est très ressemblante : aussi M. de Vol-taire en fut-il enchanté; si bien qu’il ne man-quait pas de dire aux étrangers qui passaientpar Ferney : « Allez voir mon Dupuis; il est» aussi habile fondeur qu’habile orfèvre ; il mé-» rite d’être connu. » Dupuis leur montrait satête et son chiffre en or, le tout dans deux pe-tits médaillons : tout le monde voulait en avoir,et c’était toujours autant de louis que cet or-fèvre ajoutait à ses appointements.
«Ah çà, »lui dit Yoltaire au bout de quel-que temps, « il faut, mon cher Dupuis, songer» à faire quelque ouvrage qui soit digne de vous.«Cherchez, creusez votre tête, et venez me» rendre compte de ce que vous aurez imaginé»de mieux. — Le projet et le plan de cet ou-«vrage, monsieur, sont tout arrêtés dans ma» tête, et j’espère que vous en serez content,a — Comment donc, mon ami ? Et qu’est-ce que» c’est ? — Un déjeuner, monsieur, dont vous«ferez présent à l’immortelle Catherine II . —À» merveille ! Et comment sera fait ce déjeuner ?» — Représentez-vous, monsieur, un plateau» en argent à angles coupés, et ayant environ