5o8 AMIS DE FRÉDÉRIC:
Voltaire , île Frédéric et de Catherine, que leroi renvoya la lettre à M. de Launay avec cesmots : « Permettre le transit de cet ouvrage,
» avec dispense des droits à payer. » Dupuisn’eut rien de plus pressé que de faire venirtout ce qu’il avait laissé aux frontières, et demonter son déjeuner pour nous le faire voir.M. de Launay lui donna une grande pièce, etlui permit d’en faire un atelier pour s’occu-per jusqu’au printemps : nous étions en pleinhiver, et le froid était excessif. Dupuis travailladonc deux à trois mois à Berlin , surtout pourM. de Launay, qui l’occupa beaucoup, plus parbienfaisance que par aucun autre motif. Du-puis nous quitta ensuite pour Hesse-Cassel ,espérant que le landgraff achèterait son déjeu-ner. Je n’ai plus ouï parler de lui depuis sondépart; mais j’ai précieusement conservé undes chiffres et une des jolies petites têtes deVoltaire, dont il eut à Berlin un grand débit,et que je fus un des premiers à lui acheter.