VOLT A.IRE.
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mot, et lui proposa d’ordonner qu’il lui fût re-mis; ce qui en effet fut exécuté, tant la colèreest une belle chose chez ceux qui n’ont plusaucun mobile de justice ou de retenue!
Dupuis, rentré en possession de son déjeu-ner , n’eut rien de plus pressé que de se sauver.Arrivé à Yarsovie, il travailla quelque tempspour se remettre en fonds, et continuer saroute : c’est ce qu’il faisait partout où l’argentlui manquait, et il ne lui était pas difficile detrouver du travail, parcequ’il avait réellementautant de goût que d’habileté et d’industrie.De Yarsovie, il arriva aux frontières des étatsprussiens, où l’attendait un nouvel embarras :on lui montra, en effet, une loi qui ne permet-tait le transit des ouvrages en argent et en or,qu’en payant cinquante pour cent de leur va-leur. Dupuis laissa son déjeuner, sa femme etsa fille aux frontières, et vint à Berlin deman-der grâce. M. de Labaye de Launay, régisseurgénéral des finances de Frédéric, ajouta à ladéclaration de ses employés, que lui-memen’avait pas le pouvoir de dispenser du paiementde ce droit ; mais il conseilla à Dupuis d’écrireau roi, et me l’adressa avec prière de lui fairesa lettre. Je fis un si heureux rapprochement de