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Tome cinquième.
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MAUPERTUIS.

O I Û

M. de Maupertuis, je le répète, avait de 1 es-prit , et il en avait beaucoup, quoiquil en eûtbien moins que Voltaire : il avait étudie et ap-profondi les grandes questions qui, de sontemps, paraissaient devoir dévoiler les secretsde la nature. Son ardeur pour le travail, laforce d’âme et de corps dont il était pourvu,la sorte de courage que peut donner à unhomme semblable une ambition démesuréeet tourmentante, tout cela devait le jeter debonne heure dans les premiers rangs. Il y pa-rut avec éclat. Je citerai à ce sujet une de sesmaximes favorites ; maxime qui peint mieuxson caractère que sa conduite, mais aussi quesa destinée n’a pas justifiée : « Rien n’est impos-» sible à l’homme, pourvu qu’il le veuille bien,» disait-il. Mais savez-vous ce que j’appelle bien» vouloir? C’est ne vouloir qu’une chose, la» vouloir à tous les instants de la vie, et toujours» de toutes les forces de son âme. » Son voyageen Laponie , pour découvrir la figure de laterre, les opérations pénibles auxquelles il s’ylivra, la relation qu’il en publia à son retour,rehaussèrent de beaucoup son nom et sa répu-tation; son séjour à Cirey ne le mit point au-dessous d’elle ; en un mot, il fut rangé parmi les