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Tome cinquième.
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le marquis d’argens. 3s 1

» des trois bataillons des gardes qui sont à Pots-» dam. Le puis-je sans danger, moi qui ai cinq» pieds sept pouces, et qui suis assez bien fait»de ma personne? »

Quel que fût le motif qui avait dicté cetteréponse du marquis, et quelles que fussent lesréflexions qu’elle fit faire au prince, la négo-ciation s’arrêta là, et ne fut reprise qu’après lamort de Guillaume et les premières campa-gnes de Frédéric.

A cette dernière époque, le monarque écri-vit au philosophe : «Ne craignez plus les ba-» taillons des gardes, mon cher marquis ; venez» les braver jusque dans Potsdam . » Lorsque lemarquis reçut cette lettre, il était attaché auservice d’une princesse allemande, qui dési-rait vivement voir Berlin et Frédéric : la voca-tion de son cavalier la détermina à satisfaireson envie, et ils firent le voyage ensemble. Lors-qu’ils furent arrivés, le marquis s’aperçut ous’imagina que la princesse était amoureuse delui ; et un soir, qu’il crut son innocence en undanger imminent, il se sauva en sautant par lafenêtre de l’hôtel de la Ville de Paris , rue desFrères , à Berlin . La politique n’a pas trop per-mis au public de connaître les détails de cette

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