AMIS DE FRÉDÉRIC:
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LE CATT.
J’ai eu si souvent occasion de parler de M.LeCatt, qu’il me reste peu de chose à en dire.Son caractère froid et réservé a sans doute con-tribué, à le maintenir en place, si ce n’est enfaveur, depuis le milieu de la guerre de septans jusqu’à la fin du règne de Frédéric. Dansles dernières années cependant il avait sensi-blement déchu. L’avait-il mérité? je l’ignore. Ceque je sais, c’est qu’il n’était aimé ni de la familleroyale ni du public. Le premier de ces deuxmalheurs provenait, selon toutes les apparen-ces , de ce qu’il se renfermait très strictementdans le cercle de ses devoirs, et que , par con-séquent, les parents du monarque n’avaientaucun service à en attendre. J’attribuerais en-core le second à la même cause, si, en mêmetemps, on ne l’avait accusé de promettre beau-coup plus qu’il ne tenait. J’ai vu des particu-liers, et même de ses compatriotes, se plain-dre d’en avoir été joués. Mais comment vivre