SUR LA MODÉRATION.
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J’y sus pris. J’asservis au vain désir de plaireLa mâle liberté qui fait mon caractère ;
Et perdant la raison dont je devais m'armer,
J’allai m’imaginer qu'u n roi pouvait aimer.
Que je fuis revenu de cette erreur grossière !
A peine de la courj’entrai dans la carrièreQue mon ame éclairée, ouverte au repentir,
N’eut d’autre ambition que d’en pouvoir sortir.Raisonneurs beaux esprits, 8c vous qui croyez l’être ,Voulez-vousvivreheureux? vivez toujours fans maître. ( g)O vous qui ramenez dans les murs de ParisTous les excès honteux des mœurs de Sibaris,
Qui plongés dans le luxe, énervés de mollesse,Nourrissez dans votre ame une éternelle ivresse,Apprenez, insensés, qui cherchez le plaisir,
Et l’art de le connaître, 8c celui de jouir.
Les plaisirs font les fleurs que notre divin maîtreDans les ronces du monde autour de nous fait naître.Chacune a fa saison, 8c par des soins prudensOn peut en conserver pour l’hiver de nos ans.
Mais s’il faut les cueillir, c’est d’une main légère;
On flétrit aisément leur beauté passagère.
N’offrez pas à vos sens, de mollesse accablés,
Tous les parfums de Flore à la fois exhalés:
11 ne faut point tout voir, tout sentir, tout entendre.Quittons les voluptés pour pouvoir les reprendre.
Le travail est souvent le père du plaisir.
Je plains l'homme accablé du poids de son loisir.
Le bonheur est un bien que nous vend la nature.
II n’est point îci-bas de moissons fans culture :
Tout veut des foins fans doute, 8c tout est acheté.Regardez ( h ) Brossoret, de fa table entêté,
Poèmes. C