LE POUR
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LE CONTRE.! 2 ;
A MADAME.
T"U veux donc , belle Uranie ,
Ou’érigé par ton ordre en Lucrèce nouveau,
Devant toi d'une main hardieAux superstitions j’arrache le bandeau;
Oue j’expose à tes yeux le dangereux tableauDes mensonges sacrés dont la terre est remplie ;
Et que ma philosophie
T’apprenne à mépriser les horreurs du tombeauEt les terreurs de l’autre vie.
Ne crois point qu’enivré des erreurs de mes sens,
De ma religion blasphémateur profane,
*Je veuille avec dépit dans mes égaremensDétruire en libertin la loi qui les condamne.
Viens, pénètre avec moi, d’un pas respectueux,
Les profondeurs du sanctuaireDu Dieu qu’on nous annonce 8c qu’on cache à nos yeux.Je veux aimer ce Dieu, je cherche en lui mon père:
(<») On a attribué *cet ouvrage à l’abbé de Ckauìicu , parce qu’il y acn effet quelque refícmblauce entre cette pièce Sc. celie du Déi/fr, quicommence par ces mots :
J’ai vu de près le Stix, j’ai vu les Euménidcs.
Dejà venaient frapper mes oreilles timidesLes affreux cris du chien de rempile des morts.
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