1 5 4 le Temple du Goût.
Mais n’imite pas la faiblesseQu’il eut de rimer trop long-temps.
Les fruits des rives du PermesseNe croissent que dans le printemps ;
Et la froide 8c triste vieillesseN’est faite que pour le bon sens.
Après m’avoir donné cet avis , la Critique décidaque Roujfeau passerait devant la Motte en qualité deversificateur, mais que la Motte aurait le pas toutesles fois qu’il s’agirait d’esprit 8c de raison.
Ces deux hommes si différens n’avaient pas faitquatre pas que l’un pâlit de colère 8c l’autre tres-saillit de joie à l’aspect d'un homme qui était depuislong-temps dans ce Temple , tantôt à une place,tantôt à une autre.
C’était le discret (m) Fontenelle,
Qui par les beaux arts entouréRépandait fur eux à son gréUne clarté douce 8c nouvelle.
D’une planète , à tire d’aile,
En ce moment il revenaitDans ces lieux où le Goût tenaitLe siège heureux de son empire.
Avec Quinault il badinait ;
Avec Mairan il raisonnait;
D’une main légère il prenaitLe compas , la plume 8c la lyre.
Hé quoi, cria Rousseau , je verrai ici cet hommecontre qui j’ai fait tant d’épigrammes ? Quoi ! le bon