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Tome douzieme.
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166 le Temple du Goût.

s’occupaicnt à corriger ces fautes de leurs écritsexcellens , qui seraient des beautés dans les écritsmédiocres.

L’aimable auteur du Tèlèmaque retranchait desrépétitions 8c des détails inutiles dans son romanmoral ,8c rayait le titre de poème épique que quelqueszélés indiscrets lui donnent ; car il avoue sincèrementqu il n’y a point de poeme en prose.

L’eloquent Bojsuet voulait bien rayer quelquesfamiliarités échappées à son génie vaste, impétueux8c facile . lesquelles déparent un peu la sublimité deses oraisons funèbres ; 8c il est à remarquer qu’il negarantit point tout ce qu’il a dit de la prétenduesagesse des anciens Egyptiens.

Ce grand , ce sublime Corneille ,

Qui plut bien moins à notre oreilleQu'à notre esprit qu’il étonna ;

Ce Corneille qui crayonna (33)

L’ame d'Auguste , de Cinna ,

De Pompée Sc de Cornélie,

Jetait au feu sa Pulchérie,

Agésilas 8e Suréna,

Et sacrifiait, sans faiblesse ,

Tous ses enfans infortunés ,

Fruits languissans de fa vieillesse,

Trop indignes de leurs aînés.

Plus pur, plus élégant, plus tendre,

Et parlant au cœur de plus près ,

Nous attachant fans nous surprendre,

Et ne se démentant jamais ,

Racine observe les portraitsDe Bajazet, de Xipharès ,