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Tome douzieme.
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reçue que celle de Racine , 8c qu’xl fallut du temps pour faire céder la cabaleau mérité.

(8) Beaucoup de mauvais livres sont imprimés avec des approbationspleines d’eloges.

(9) Houdard de la Motte fit en 1728 un Oedipe en prose 8c un Oedipeen vers. A regard de son Oedipe en prose , personne, que je sache , n'a pule lire. Son Oedipe en vers fut joue trois fois. 11 est imprime avec sesautres œuvres dramatiques, 8c fauteur a eu soin de mettre dans un aver-tissement que cette pièce a été interrompue au milieu du plus grand succès.Cet auteur a fait d'autres ouvrages estimés , quelques odes très-belles , dejolis opéra , 8c des dissertations très-bien écrites.

(10) Vers de Rousseau.

( 11 ) Vers du même.

(12) Vers du même.

(13) Leibnitz , né à LeipsicV. le 23 juin 1664., mort à Hanovre le 14novembre 1716. Nul- homme de lettres n’a fait tant d’honneur à P Alle-magne. II était plus universel que Newton t quoiqu’il n’ait peut-être pasété si grand mathématicien. II joignait à une profonde étude de toutes lesparties de la physique un grand goût pour les belles-lettres ; il fesait mêmedes vers français. 11 a paru s'égarer en métaphysique ; mais il a cela decommun avec tous ceux qui ont voulu faire des systèmes. Au reste , il dutfa fortune à fa réputation. II jouiíìait de grosses pensions de l’empereurd’AIlemagne , de celui de Moscovie, du roi d’Angleterre 8c de plusieursautres souverains.

{14) Charles Rollin , ancien recteur de Tuniversué 8c professeur royal, estle premier homme de l’université qui ait écrit purement en français pourl’instruction de la jeuneílè , 8c qui ait recommandé l’étude de notre langue ,fi nécessaire , 8c cependant si négligée dans les écoles. Son livre du Traitédes Etudes respire le bon goût 8c la faine littérature presque par-tout. On luireproche seulement de descendre dans des minuties. II ne s’est guère éloignédu bon goût que quand il a voulu plaisanter, Tome III f page 305 , enparlant de Cyrus Aussitôt , dit-il , on équipe le petit Cyrus en échanson ; ils’avance gravement , la serviette sur Vépaule , 8c tenant la coupe délicatemententre trois doigts : J'ai appréhendé , dit le petit Cyrus , que cette liqueur ne fûtdu poison . Comment cela ? Oui , mon papa . Et en un autre endroit, eu